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 ORAGE EN VUE l p.v Harmony l

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Aaron K. Jymenez

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{ Pensé du jour * : L'Amour grandit avec le doute mais périt avec la certitude
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MessageSujet: ORAGE EN VUE l p.v Harmony l   Mer 16 Avr - 23:50

Citation :
L'Amour nous offre l'eternité.
Au-delà de la mort.
Au-delà des apparences
Unis.
A jamais.

Jolie phrase. Poètique. Pleine d'esprit. Pleine d'esperance. Esperance d'amour immortel, infini. Invinsible. Mais profondement fade et sans aucun sens ... Ou plutôt prondement fausse. Irremediablement utopique. L'amour immortel n'existe pas. On rencontre l'âme-soeur, on s'enflamme, on se marie, parfois on fait des enfants ... Pui irremediablement la flamme s'éteint. On oublie de l'alimenter, elle faiblit, faiblit, devient braise puis cendre chaude. Et l'indifference s'installe. La cendre refroidit, on oublit toute notion d'amour. Seul compte son bonheur. On se sépare, on refait notre vie et le cycle infernale recommence. Le cercle vicieux reprend. Inéluctable. Inébranlable. Terriblement humain et ravageur.

    Fabrizzio - Arrête, t'es pas sérieux ? Tu veux que je ferme le cabinet ? Mais pourquoi tant d'honneur ?
    Aaron - Arrêtes de faire la malin et prends ces foutus clefs
    Fabrizzio - O.K patron ! Dites, la clef, on la tourne dans quel sens ?
    Aaron - Vire de mon bureau, si tu veux pas que je te mette à la porte Fabrizzio ! Allez ! Dégage
    Fabrizzio - Puisque c'est le patron qui l'ordonne, j'execute !

    Fabrizzio sortit du bureau, un petit sourire amusé sur son visage sympathique. Aaron le regarda fermer la porte, à la fois exaspéré et amusé par cet energumène de collaborateur qui était vite devenu un véritable ami. La cabinet était ouvert depuis peu de temps mais il avait déjà acquis une réputation formidable suite à une dossier particulierement lourd qui avait été résolu avec brillo par Aaron lui-même. Fort de cette victoire, les gens se bousculaient pour demander leur services. Tous jeunes, talentueux et irresistibles, on s'arrachait leur aide dans la ville. Ils avaient vite eclipsés les vieux cabinets qui avaient trop duré. Les gens voulaient du dynamisme, de la fraîcheur, de la jeunesse en somme. Mais le succès demandait également beaucoup de travail. Aaron avait conscience qu'il travaillait de plus en plus tard. Il prenait beaucoup de dossier, de plus en plus complexe. Mais plis il travaillait, plus il se faisait connaître. Depuis une semaine, il sortait alors que la nuit était tombé. Hier, il n'avait même pas pu voir son fils qui dormait déjà. Sans compter qu'il commençait tous les matins à 7h. Mais pourtant, seul un incroyable effort de volonté lui avait permi de se decider à quitter le cabinet plus tôt. Il avait donc confié le soin de le fermer à Fabrizzio, s'attirant au passage ses moqueries.

    Oui ... Il avait presque dû s'arracher de son bureau pour partir. Car si la réputation du cabinet était l'excuse officielle de ses heures supplémentaire, la vraie raison était bien moins glorieuse. Depuis un certain temps déjà, l'ambiance avec sa femme était de plus en plus morose. Les disputes étaient nombreuses et de plus en plus violentes. Alors qu'Aaron ne se séparait rarement de son calme légendaire, il s'était surpris plusieurs fois à élever la voie et même à crier ... Cela ne lui ressemblait pourtant pas. S'il criait, c'est que la situation était vraiment mauvaise. Son fils était perturber par ce crépitement éléctrique dans l'air, le jeune papa le sentait. C'était d'ailleurs la seule raison qui le poussait à éviter les conflits : le bien-être de son fils. Et le meilleur moyen qu'il avait trouvé pour ça, c'était de faire des heures supplémentaires. Des heures fatiguantes, harassantes et peu fructueuses mais tout était mieux que chez lui. Il fuyait. Il le savait. C'est pourquoi, bien conscient que sa conduite s'apparentait à de la lâcheté, il avait décidé de rentrer tôt pour une fois. Avant 5h que son fils ne rentre de l'école. Il devait mettre les choses au clair bien qu'il n'en ai pas la moindre envie. Se conforter dans sa lâcheté était bien plus agréable que d'affronter la situation en face ... Mais il fallait qu'il revienne sur terre.

    Avec un soupir, Aaron ouvrit un dossier qui était posé sur son bureau, immense quoique particulierement encombré. Il commença à étaler les commisions rogatoires, les casiers judicaires, les mises en garde à vue, les preuves, les charges et les interrogatoires. Il lisait chaque pièce du dossier méticuleusement, cherchait des failles, feuilletait dans son code civil puis dans son code pénal, se levait parfois pour aller chercher une pièce manquante ou un café. Il se plongeait à corp perdu dans cette affaire. Les heures s'écoulaient lentement. Derrière la fenêtre, les gens s'emmitouflait dans des écharpes et des manteaux. On était en Janvier et il faisait froid ... Il n'y avait pas de vent mais l'air était mordant. Les gens s'abitaient au chaud dans des cafés et restaient chez eux, tout simplement. Le Brenta, célèbre fleuve de Venise déroulait ses méandres pareseusement. L'eau devait être glacée et les affaires marchaient mal pour les gondoliers. Au chaud dans son bureau, un sourire de victoire nacquit sur le visage du jeune homme. Les plis soucieux et son front se détendirent. l'argumentation infaillible qu'il utiliserait pour sauver son client prenait forme dans sa tête. Il jetta rapidement ses idées sur une feuille de papier et regarda l'horloge, sur le mur en face de lui.

    19h00. Aaron jura tout haut. Il referma brusquement son dossier, la feuille de papier à l'interieur. Il le rengea dans sa malette, enfila son manteau mit son écharpe autour du cou et sortit de son bureau comme un éclair. Il ne salua personne. Ses collègues travaillaient encore. Il sortit du bureau et resta quelques secondes sur la palier, immbobilisé par le froid. Il frissona puis reprit sa course jusqu'à chez lui. Heureusement, il habitait dans les quartiers chics de Venise, pas très loin d'ici. Il marchait d'un bon pas pour se rechauffer et en moins de 10 mn, il fût chez lui. Il sortit les clefs de la poche de sa veste, en mit une dans les serrures ... Il s'apprêtait à la tourner mais il s'arrêta, incapable d'achever son geste. Il avait les entrailles qui faisaient des bonds dans son estomac. Il n'avait pas envie d'affronter la réalité qui l'attendait. Il n'avait pas envie d'entrer. Il voulait fuire. Encore. Loin. Il sortit la clef de la serrure et incapable de rentrer, rebroussa chemin. Il descendit le boulevard, prit plusieurs petites rues qu'il ne connaissait pas. Il marcha une heure en tout jusqu'à trouver un petit banc au bord du fleuve. La ruelle était deserte. Il s'assit sur le banc et se prit la tête entre les mains. Il avait encore fuit, du moins pour quelques heures. il savait que les explications étaient inévitables. Ils sentaient que c'était pour ce soir, quelque que soit l'heure à laquelle il rentrait. Il avait un pressentiment. Un horrible presentiment. Effrayant.

    Les heures passèrent lentement. Aaron avait froid et commençait à avoir faim. Il regarda sa montre. 21h00. Maintenant, il devait rentrer. Il ne pouvait plus attendre à moins de mourrir de froid sur son banc comme un misérable clochard trop lâche pour affronter la dureté de la vie. Il se leva et reprit son chemin en sens inverse. Il marchait les yeux dans le vague. Il avait pensé, réfléchi. Lorsqu'il devait monter une argumentation pour défendre un client accusé de meurtre, l'inspiration lui venait automatiquement. Son argumentation était implacable. mais il venait de se rendre compte que lorsqu'il fallait qu'il se défende lui-même, il en était desesperement incapable. Aussi, il avait eu beau cherché quoi dire, il n'en avait toujours pas la moindre idée. Aussi, lorsqu'il arriva chez lui à 22h00, il adressa un sourire faussement dégagé à sa femme qui l'attendait.


    Aaron - Salut chérie. Bonne journée ?
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